L'Épiphanie tire son fond et son sens des célébrations païennes de la Lumière. En effet, Noël, avant d'être un jour, est d'abord un cycle.
Celui-ci atteint son apogée au jour marquant le solstice d'hiver, le 22 décembre. Cette nuit du solstice, la plus longue de l'année, annonce le rallongement des jours et par extension, la renaissance de la Lumière censée être à l'origine de toutes choses.
Le cycle prend fin le 6 janvier. C'est à ce moment que les jours commencent à s'allonger de façon sensible. On célèbre alors l'Épiphanie, un mot d'origine grecque qui signifie « manifestation ». On fête donc le retour des jours plus longs, c'est-à-dire la manifestation de la Lumière.
Par tradition, on déguste une galette qui, par sa forme ronde et sa couleur dorée, symbolise le soleil.
La galette est partagée en autant de part que de convives. Une fève est cachée à l'intérieur et la personne qui la trouve devient le roi de la journée et a le droit de porter une couronne de fantaisie. On dit que l'on « tire les rois ».

Cette coutume est un héritage des fêtes Saturnales romaines. Ces dernières se déroulent durant la période proche du solstice d'hiver et célèbrent le dieu Saturne. Elle sont accompagnées de grandes réjouissances populaires . Les Romains désignent un esclave comme « roi d’un jour ».
Les Saturnales étaient en effet une fête d’inversion des rôles afin de déjouer les jours néfastes de Saturne, divinité chtonienne*. Au sein de chaque grande familia, les Romains utilisaient la fève d’un gâteau comme « bulletin de vote » pour élire le « Saturnalicius princeps » : le maître des Saturnales, le roi du désordre. Cela permettait de resserrer les affections domestiques et donnait au « roi d’un jour » le pouvoir d’exaucer tous ses désirs pendant la journée. Pour assurer une distribution aléatoire des parts de galette, il était de coutume que le plus jeune se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service, d’où l’usage toujours vivant de « tirer les rois ».

La traditionnelle fève est aujourd'hui souvent remplacée par un petit sujet caché à l'intérieur de la pâte de la galette des Rois.
Dans sa version la plus commune en France, la galette est une pâte feuilletée simplement dorée au four, qu’on mange accompagnée de confitures; elle peut également être fourrée avec diverses préparations: frangipane, fruits, crèmes, chocolat, etc.
Dans le sud-ouest de la France, on ne prépare pas une galette, mais un gâteau des rois qui est une brioche en forme de couronne, que l'on nomme « còca » en occitan et qui est couverte de sucre granulé.
Dans le sud-est, cette même couronne est , en plus du sucre, garnie et couverte de fruits confits. Un santon tend à remplacer la fève.
À Paris, les artisans boulangers-pâtissiers offrent tous les ans la galette de l'Élysée. Cette galette ne contient pas de fève de façon à ce que le président de la République ne puisse pas être couronné.
On trouve des coutumes similaires à l'étranger.
En Espagne, au Portugal et dans les pays d'Amérique latine, Le Día de los Reyes Magos est souvent un jour férié durant lequel les enfants reçoivent leurs cadeaux plutôt qu'à Noël.
En Belgique et aux Pays-Bas, on mange une galette à la pâte d’amande. Les enfants parcourent les rues en chantant et font du porte à porte pour recevoir des mandarines et des bonbons.
Dans le sud des États-Unis, la tradition de tirer les Rois existe sous le nom de king cake. Ceux-ci sont mangés pendant toute la période qui va de l'Épiphanie jusqu'au carnaval de mardi gras.

* Divinité chnotienne : Les cycles de la nature, ceux de la vie et de la survie après la mort sont au centre des préoccupations qu'elles traduisent.


 
La galette des rois par Sévy :

Je suis une fan incontestable des amandes... alors la galette des rois chez moi est tout logiquement à la frangipane!!
Et puis, je suis gourmande alors elle est généreuse!! LOL

Voici les ingrédients nécessaires:

- 2 pâtes feuilletées.
- 200 g de beurre
- 200 g de sucre
- 200g de poudre d'amande
- 3 œufs
- 1 cuillère à soupe de rhum
- 1 fève

Passons aux étapes de la recette:
1 - Séparer le jaune et le blanc d'un œuf.
2 - Dans un saladier, placer la moitié du blanc et la moitié du jaune + les deux œufs entiers.
3 - Ajouter le beurre, le sucre, la poudre d'amandes et mélanger. Ajouter éventuellement le rhum.
4 - Sur une plaque, étaler une pâte feuilletée. Mouiller légèrement les bords avec le blanc d’œuf. Cela permettra de coller la seconde pâte qui viendra dessus.
5 - Étaler au centre de la pâte le mélange d'amandes.
6 - Si vous voulez mettre une fève, c'est le moment!!
5 - Dérouler ensuite la seconde pâte feuilletée sur le dessus, veiller à ne pas faire rentrer de l'air.
6 - Faire bien adhérer les bords des deux pâtes feuilletées, voire en malaxer l'extrémité de façon à ne former plus qu'une pâte sur le pourtour.
7 - Dorer le dessus de la galette en appliquant du jaune d’œuf avec les doigts ou un pinceau. attention à ne pas en mettre trop près du bord, sinon la galette ne va pas monter.
8 - Faire des lignes à l'aide d'un couteau (côté le moins coupant) pour décorer. Je fais des losanges^^
9 - Toujours avec le dos du couteau, piquer tout le coté pour bien attacher le dessus de la pâte, pour qu'elle ne ne se rétracte pendant la cuisson.
10 - Enfourner la galette 25 minutes à 200°. Surveiller la cuisson tout de même!!

Bonne dégustation!!!!!!!!!!

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Sévy